Du bonheur dans tes oreilles

Nouveau

En passant

Enivrant, Réconfortant et Planant… Critique de Think Future par Project Life

 

Project Life Cover

Connu sous le nom de Lux, Project Life ou Louis Esposto, ce jeune producteur Montréalais nous offre cette semaine une pépite d’or électronique. Huit compositions qui s’emboîtent majestueusement les unes dans les autres, et qui forment une trame narrative à l’album. Au final, l’œuvre s’avère être un voyage musical qui vous mènera très loin, mais où personne aura la même destination!

À la sortie de son premier ep en 2013, Project Life m’avait charmé. J’aimais la  fraicheur et l’accessibilité  de ses compositions, sans pour autant dire qu’elles étaient futiles. Tout comme pour son premier projet ‘’In the Night’’, ‘’Think Future’’ gravitent autours de subtilités sonores. Dans plusieurs morceaux, on retrouve une attention particulière, voire chirurgicale, sur les créations rythmiques. En effet, c’est ce qui augmente la cadence atmosphérique de l’ensemble de l’album.

Même si les drums et les basslines vous feront taper du pied et vous donneront envie de vous déhancher, toute la splendeur de l’album se retrouve dans des petits éléments, ici et là, qui augmentent la trame planante.  Quand ce n’est pas une voix réconfortante entre deux parties d’une pièce plus sombre, c’est un petit son jazzy qui vient titiller notre tympan afin de nous donner une bonne dose de réconfort.

Lancé dans une période où l’effervescence musicale est à son comble, particulièrement pour les producteurs électronique et beatmakers.  Je crois sincèrement que ‘’Think Future’’ ne sera pas seulement remarqué pendant sa période de hype!

‘’Think Future’’ s’incruste dans la pile (playlist) de disque à écouter après une journée épuisante, lors d’un souper du samedi soir entres amis ou simplement pour se laisser emporter dans un périple apaisant.

Morceaux favoris : Sleep, Purple Gold, Over (BLVDR RMX )

Label : – –

Prix : Contribution volontaire

Formats disponibles: Numérique

Bandcamp, Twitter

Note : 8/10

 

En Bout de Ligne… Yes Mccan, Montréal $ud, Chalet et Piu Piu…

En bout de ligne…

J’avais deux idées en tête: réaliser des entrevues dans une ambiance décontractée et faire découvrir des artistes de chez nous! Je me demandais comment je pouvais bien apporter cet idée, étant pris dans une région éloignée, il m’était impossible de partir chaque semaine pour tourner des entrevues. Ce n’est pas par manque de désir, oh non, loin de là, mais seulement que mon budget et mes temps libres se faisaient assez limités!

Après avoir discuter avec des amis, j’en suis venu à l’idée de réaliser le tout par téléphone. La magie est un peu moins là, mais tout de même, le principe reste le même. Dans un mood sans stress et restrictions, je discute avec des artistes sur plusieurs sujets, en lien avec leur art ou leur musique, mais également sur leur vision de la musique, de l’industrie etc…

Pour la première, je me suis entrenu avec Yes Mccan de la formation Dead Obies! On jase de Montréal $ud, de chalet, de musique et du Piu Piu !!!

À bientôt…

Antoine

Citation

Dans le radar cette semaine…

En espérant que votre retour au travail ou sur les bancs d’école n’a pas été trop dur, je vous propose ces morceaux.

Finding Times – Ten Million Sounds

  • Genre: Compilation
  • Artistes ayant collaboré: Ta-Ku, Rob Viktum, Incise…
  • Disponible à: Bandcamp.com
  • Prix: Contributation volontaire

Deuxième compilation du label new-yorkais  »Ten Million Sounds », ces treize pièces vous plongeront dans un monde parallèle. Un album aux sonorités électroniques, fortement teintées de rythmes hip-hop, qui saura plaire aux fans de la vieille école, comme aux amants de musique électro. Les sons plus vieux s’agencent à merveille avec les synths, bassline et samples, ce qui augmente l’ambiance dégagée de la première jusqu’à la dernière pièce.

Personnellement, je crois que cet album mérite d’être écouté d’un bout à l’autre, sans prendre de pause, avec de bons écouteurs… État de détente assuré!!

Cliquez sur la photo pour écouter/télécharger l’album !

Vous connaissez probablement l’émission  »Voir » diffusée sur les ondes de Télé-Québec. Si ce n’est pas le cas, jetez-y un coup d’oeil. Cette semaine, dans la chronique  »C’est arrivé près de chez vous », Sébastien Diaz et son équipe se sont déplacés dans une académie de karaté. Leur but ? Enregistrer une prestation live du groupe Montréalais Dead Obies.

Cliquez sur la photo pour écouter la prestation!!

Prestation acoustique

  • Artiste : Dead Obies 
  • Morceau interprété: Runnin
  • Album: Montréal Sud

Encore une fois, on retrouve des bêtes de scènes, qui savent s’adapter à différent vibe !!

Loud x Lary x Ajust signe chez Audiogram pour un nouvel album !!

Eh oui, après avoir mis cartes sur table en 2012 avec leur premier album  »Gullywood » les trois gars seront de retour cette année avec un album qui risque de tout péter!

Le groupe est mené par deux mc’s, Loudmouth et Lary Kidd, leurs textes sont toujours délivrés avec grande force et aisance. Malgré les sujets souvent considérés comme  »futiles » abordés dans leurs morceaux, on retrouve une touche plus poétique dans quelques morceaux. Ils ne révolutionneront pas l’écriture des temps modernes, mais d’un morceau à l’autre, on retrouve plusieurs éléments qui rendent leurs 16 barres plus riches.

La production de leur album est assurée par le beatmaker montréalais, qui rend le résultat final en  un mix homogène entre le rock, la drogue, la débauche, le rap… Avec Gullywood, les trois gars avaient fait vibrer nos tympans avec des instrumentaux lourds et solides. Le principe de l’album était de faire un parallèle entre le côté très glamour des années 80 (les abus, les grosses voitures…) tout en y ajoutant une bonne dose de  »D.I.Y Music ».

Je cite Lary Kidd lors du son passage au Festival de Musique émergente d’Abitibi Témiscamingue

 »C’est l’accomplissement matériel glorifié à travers des pauvres… Des pauvres blancs sans moyens… Qui montent en van louée, pis qui résident au Mistral! »  – Lary Kidd

Pour écouter/télécharger leurs albums…

LLA

Bonne écoute!!

Antoine

En passant

Les meilleurs albums de 2013!!!!!

2013 se termine ce soir, une autre année vient de passer… Cette année nous a offert un lot impresionnant d’albums à écouter, réécouter, encore et encore. Le temps est maintenant arrivé de m’asseoir en cette froide matiné de janvier, café à la main, et de choisir les ‘’meilleurs albums’’ de 365 derniers jours. Je vous livre donc aujourd’hui mon top album de 2013.

Pour commencer, je vous propose un duo de producteurs anglais oeuvrant dans l’électro. Leur album ‘’Settle’’ s’est vite avéré comme un classique des planchers de danse. En mélangeant les sonorité house, electro et pop, ces deux jeunes frères que forment le duo ‘’Disclosure’’ m’ont fortement épatés. On retrouve, sur ‘’Settle’’ un rafraichissement sonore fortement apprécié lors de nos soirées passées à se déhancher avec un petit verre dans le nez. Outre leur sonorité dansante, on retrouve également une brochette d’autres musiciens et paroliers venant ajouter leur grain de sel sur les 17 morceaux de ‘’Settle’’.

Plaira assurément au fans d’électro, mais saura également faire danser vos oncles saouls lors de familles !!! (Ça fera changement de ‘’Prendre un verre de bière avec la cuisinière’’ non ??)

Voici leur pièce ‘’Latch’’, accompagné du chanteur Sam Smith!

 

Lire la suite »

En passant

Bonheur automnal

Par Maude Boutet

Le soleil accompagné d’un vent chaud. L’odeur des feuilles colorées fraîchement déposées sur le sol. Tout ce beau mélange automnal accompagné par un son tout aussi coloré et chaleureux; celui du nouvel album de Jack Johnson. From Here to Now to You c’est du bonheur; même s’il avait plut des cordes, j’aurais eu droit à douze rayons de soleil grâce à l’ex-surfer. Des rythmes plus soutenus qui donnent envie de sourire ont leur place, Shot Reverse Shot et Tape Deck, au même titre que Your Remind Me Of You et Never Fade, qui eux se rapprochent de la balade. On ne peut passer à côté du succès du premier extrait I Got You, et j’espère bien que mes coups de cœur Washing Dishes ainsi que Shot Reverse Shot connaitront le même sort!

Dans toute bonne bibliothèque devrait selon moi se retrouver un album acoustique digne de ce nom; s’il-vous-plait, si ce n’est pas le cas, courrez vous acheter From Here to Now to You. Aucun regret garantis ou je vous rembourse, promis!

Une bonne raison pour boire de la bière

Des gars ont trouvé une bonne raison de boire encore plus de bières, celle de recycler leurs bouteilles en instruments à vent. C’est tout de même assez fort. Ils sont connus sous le nom des «Bottle Boys». Sur leur page Youtube, ils nous présentent plusieurs reprises de chansons populaires, tels que Gangnam Style et Call Me Maybe. Plutôt divertissant comme groupe.

Medley 80’s/90’s

Call Me Maybe

Page Youtube ici

Maintenant que j’ai vue Paul McCartney en vrai, je peux mourir en paix.

Après une courte nuit en autobus et un bon deux heures trente d’auto, me voilà arrivée à Québec, ville magnifique. Je ne peux pas être plus excitée et enjouée à l’idée de voir un Beatles de mes propres yeux dans seulement quelques heures.

2h30 PM, je me dirige vers l’entré des plaines D’Abraham où aura lieu le spectacle de Sir Paul McCartney. Sept heures d’attente plus tard, je suis plus que fébrile. Le spectacle devrait être commencé, mais nous attendons encore. La foule se fait impatiente, mais impatiente de vivre un bon show.

1h15 plus tard que l’heure annoncée, les lumières se tamisent et des images des Beatles se mettent à défiler sur les grands écrans. La foule est euphorique. Voir cela ne fait qu’augmenter l’anticipation et l’excitation. Puis soudainement, j’ai le souffle coupé, car je ne peux croire ce que je vois. Paul McCartney, fait sont entré sur la scène le bras dans les airs. S’en suit les premiers accords de guitare de Eight Days a Week, chanson qui a donné le ton à la soirée.

Les succès se sont enfilés les uns après les autres, sous les chants, les cris, les larmes et les applaudissements de la foule en délire. La prestation de notre Beatles était grandiose, mais celle de ses musiciens tout autant. Entre chaque chanson, McCartney prenait le soin de nous parler, de discuter avec le public, le faire rire, et ce en français. Les moments forts furent trop nombreux pour tous les énumérés. Une fois le spectacle bien entamé, McCartney a interprété Blackbird, accompagné d’une simple guitare acoustique. C’était magique, à en avoir des frisons. La scène s’est élevée, permettant à la foule entière de l’apercevoir sous un décor de crépuscule. S’en est suivi Here Today, dédié à notre cher John Lennon, c’était à couper le souffle. Plus tard, il s’est accompagné d’un ukulélé, pour interprété Something, chanson qu’il a dédié à George Harrison, l’auteur même de cette pièce, mais aussi grand maitre au ukulélé. C’était magnifique. Quelques chansons plus tard, après avoir interprété Band on The Run et Back in the U.R.S.S, McCartney à dédier Let it Be au public méganticois. Ce fut un moment très touchant.

Après près de 3 heures de spectacle, Paul McCartney nous a offert non pas un rappel mais bien deux rappel de plus de quatre chansons, en plus d’avoir fait le bonheur d’une jeune fille en la faisant monter sur la scène pour le jour de son anniversaire. Le Sir a clôturé le spectacle avec un, «À la prochaine Québec», laissant entrevoir un possible et heureux retour du Beatles.

Les mots me manquent pour exprimer la soirée que j’ai passée.  Du début à la fin, j’étais sous le charme de cet homme. Il m’a fait rire par son humour (cet homme ne se prend pas du tout au sérieux) et rêver par sa voix et sa musique. À plusieurs reprises j’ai senti les larmes me monter aux yeux. Sir Paul McCartney était remarquable. Malgré ses 71 ans, il était d’une forme et d’une présence incroyable sur scène. Il a donné un spectacle mémorable à sa hauteur.

 

Sir Paul McCartney a prouvé, ce soir, qu’il n’est pas Sir pour rien. Il s’agit d’un grand homme, avec un cœur immense et une générosité sans fin, mais surtout d’un grand musicien.

Bref, ce soir je suis tombé en amour.

Hey Jude

Live and Let Die

_______________________________________________________________________

 

1. Eight Days a Week (The Beatles song)

2. Junior’s Farm (Wings song)

3. All My Loving (The Beatles song)

4. Listen to What the Man Said (Wings song)

5. Let Me Roll It (Wings song)

6. Paperback Writer (The Beatles song)

7. My Valentine

8. Nineteen Hundred and Eighty-Five (Wings song)

9. The Long and Winding Road (The Beatles song)

10. Maybe I’m Amazed

11. I’ve Just Seen a Face (The Beatles song)

12. We Can Work It Out (The Beatles song)

13. Another Day

14. And I Love Her (The Beatles song)

15. Blackbird (The Beatles song)

16. Here Today

17. Your Mother Should Know (The Beatles song)

18. Lady Madonna (The Beatles song)

19. All Together Now (The Beatles song)

20. Michelle

21. Lovely Rita (The Beatles song)

22. Mrs. Vandebilt (Wings song)

23. Eleanor Rigby (The Beatles song)

24. Being for the Benefit of Mr. Kite! (The Beatles song)

25. Ram on

26. Something (The Beatles song)

27. Ob-La-Di, Ob-La-Da (The Beatles song)

28. Band on the Run (Wings song)

29. Back in the USSR (The Beatles song)

30. Let It Be (The Beatles song)

31. Live and Let Die (Wings song)

32. Hey Jude (The Beatles song)

 

Rappel:

33. Day Tripper (The Beatles song)

34. Long Tall Sally (Little Richard cover)

35. Birthday

36. Get Back (The Beatles song)

 

Rappel 2:

37. Yesterday (The Beatles song)

38. Helter Skelter (The Beatles song)

39. Golden Slumbers (The Beatles song)

40. Carry That Weight (The Beatles song)

41. The End (The Beatles song)

Jour 9: Jugez-moi

Par Maude Boutet

Je vous mets en contexte : moi, vendredi dernier, assise au balcon de l’Impérial. J’ai regardé deux groupes offrir des prestations de haut calibre. J’ai aussi pu observer le parterre clairsemé de l’Impérial bouger au rythme de la musique comme jamais je ne l’avais vu faire. Et moi je suis restée là, perchée au balcon. Allez-y, je suis prête; jugez-moi.

RA RA RIOT

J’ai découvert la musique de Ra Ra Riot cet hiver, décrivant leur son comme le meilleur moyen de survivre à la saison froide. Le show qu’ont offert mes sauveurs ne m’a aucunement déçue! Voguant entre les différents univers de leurs précédents albums en début de spectacle, ils ont ensuite marqué un changement en entonnant une première chanson de l’album Beta Love, Dance with me. Le public, quoique peu nombreux, c’est assurée de faire comprendre au groupe qu’il était le bienvenu dans la capitale. Mon moment préféré de leur prestation : l’enchaînement en finale des mes trois chansons préférées When I Dream, That Much et Beta Love.

Et c’est fou tout ce qu’un petit bout de papier plastifié peut offrir comme privilèges! J’ai eu la chance de me rendre backstage afin de rencontrer le chanteur de Ra Ra Riot, Wes Miles. New Yorkais plutôt réservé, il m’a avoué aimer venir jouer au Canada pour le plaisir d’avoir à conquérir un nouveau public comme ils sont beaucoup moins connus ici qu’aux États-Unis.

Une question me travaillait depuis le moment où j’ai acheté l’album; dans la chanson Beta Love, du même nom que l’album, on retrouve la phrase you could be my beta love . Mais c’est quoi un Beta Love? Les interprétations peuvent être multiples, mais pour le chanteur, c’est l’amour sous sa forme la plus simple et brute; comme le programme informatique Beta. «As-tu trouvé ton Beta Love à Québec?». Ma question l’a bien fait rire mais son Beta Love à lui n’est nul autre que son band. Une belle salle, une belle ville, du beau monde; le passage à Québec a été des plus agréables!

Crédit: Maude Boutet

Ra Ra Riot, Impérial, FEQ 2013,
Crédit: Maude Boutet

SOLANGE

Une bombe de scène. Rien de moins. Et elle n’a pas que la musique et le chant dans le sang, la danse fait aussi partie intégrante de son ADN. Une performance haute en couleur de cette américaine accompagnée de quatre musiciens et deux choristes. Un R&B coloré, une touche pop allant parfois même jusqu’à emprunter des notes au disco. Son but était clair dès son entrée sur scène; faire pogner le party et transformer le plancher de l’Impérial en piste de danse. Elle peut dire mission accomplie sans aucune hésitation. Une prestation solide débordant d’une énergie contagieuse n’a donné d’autre choix à la foule que de suivre les pas de la danse qu’elle proposait. Le clou du spectacle fût la dernière chanson, où elle a tout donné avec Sandcastle Disco; je n’avais jamais vu des spectateurs danser aussi intensément à l’Impérial! La sœur de Beyoncé, ben oui c’est ca sœur, ne retient pas des voisins! Même si sa sœur est connue mondialement et que oui, Solange lui ressemble physiquement, personne ne se rappellera d’elle comme étant «Solange-la-sœur-de-Beyoncé». Non. Elle, c’est Solange, la seule et unique en son genre.

Crédit: Maude Boutet

Solange, Impérial, FEQ 2013,
Crédit: Maude Boutet

Ah, et j’allais oublier, vous pouvez aussi me juger de publier mon article en retard…

En passant

Jour 11 : De la sueur et beaucoup de bruit

Après une conférence de presse où j’ai eu l’honneur de rencontrer en personne Stevie Wonder, de l’entendre chanter Cherie Amour et répondre à quelques questions et après un après-midi à errer dans la belle capitale en profitant des derniers moments du festival, je me suis rendu une dernière fois à l’Impérial. Un rendez-vous sur les Plaines avec le roi du soul était sans doute de mise, mais mon cœur de rockeur avait très soif.

Francis Lavoie est allé voir ce qui se passait sur les Plaines

LES INDIENS

Crânes de bovidés quelconque juchés sur deux poteau à chaque extrémité de la scène, lunettes fumées, barbe et moustache, voilà quoi ressemblait les 4 indiens posté sur un tiers de scène en nous saluant avant d’entamé leur première chanson avec une batterie plus qu’énergique.

Un rock sale très soutenu, beaucoup de bass et de batterie, de quoi faire fondre les tympans. L’ajout du synthétiseur amène vraiment une touche de plus, un petit quelque chose de plus complet dans la musique, comme si l’indiens était un peu plus habillé.

Gâtez-vous donc : http://lesindiens.bandcamp.com/album/cr-ne

MONSTER TRUCK

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai un sac de glace dans le cou.

C’est trash, il y a du poil, le son est fort, on ne se comprend plus. L’Impérial tremblait tellement c’était puissant. Les mots me manque pour vous décrire l’ambiance. Les membres du groupe étaient en feu, se déplaçaient partout sur scène, vraiment des bêtes de scènes.

Un hard rock avec un penchant blues,  comme si Dance Laury Dance et Clutch avaient couché ensemble back stage et avaient donné naissance à quatre bébés barbus.

Musique parfaite pour le body surfing, le slam et le headbang, trois choses qui ont été réalisés avec brio par une foule complètement sautée, qui en redemandait.

Je me demande laquelle des deux performances entre la première partie de Guns sur les Plaines vendredi ou la première partie des Sheepdogs hier ils ont préféré. Comme je n’y étais pas vendredi, je serais étonné que le show d’hier ne les marque pas à jamais… héhé!

Surtout qu’ils ont avoués ne pas avoir jouer dans une salle avec un public aussi proche d’eux depuis assez longtemps.

THE SHEEPDOGS

Mes dames et messieurs, nous voici rendu à  la quintessence même de la soirée, le groupe phare, notre fierté canadienne, nos poilus des plaines canadiennes.

Dès que la liste des chansons jouées fut déposée et solidement fixée au sol, le mot se passait et tout le monde parlait des chansons qui seraient entendue. L’attente devenait insoutenable.

Le groupe que j’ai vu à Osheaga il y a deux ans sur l’heure du midi n’étais plus le même que celui d’hier. Avec leur nouvel album, l’acoustique de la salle et une foule en délire, tout semblait meilleur. On a pu entendre surtout les chansons des albums Learn and Burn et The Sheepdogs. Des hits comme Catfish, Who, Feeling Good, I Don’t Know, I Need Help et Right On.

Une soirée mémorable, je peux m’avancé en disant que ce fut une des plus belles soirées que j’ai vécue au festival, en terme d’intensité, de plaisir, et d’énergie ressentie. Une soirée où la musique, plus que tout était mise de l’avant. Avec sincérité, le chanteur, Ewan Currie nous a avoué adoré la ville de Québec pour notre amour de la musique. Chose dont on peut être fier.

Moment marquant de la soirée, lors de la chanson Ewan’s Blues, un solo de trombone assez impressionnant. On peut aussi donner mention spéciale au chanteur, qui nous a livré des solos de taille.

IMG_0418

Pour ceux qui ont la santé de leurs oreilles à cœur, il est vrai que des bouchons peuvent être une chose à penser apporter. C’est un pensez-y bien.

En passant

Jour 11: Raphael Saadiq et Stevie Wonder

Par Francis Lavoie

 

Sur quels nouveaux rythmes devrai-je danser pour épuiser toute cette dose de funk qui fut injectée en moi dimanche dernier? Malheureusement, la foule insatiable a dû en faire le grand tour, pendant cette fabuleuse soirée qui a conclu le Festival d’Été de Québec. Chaudement remerciés pour leur fidélité, les festivaliers ont connu la soul flamboyante  de Raphael Saadiq, avant de recevoir l’une des légendes de la Motown, nul autre que Stevie Wonder.

C’est avec la fougue des meilleures messes gospel que s’est élancé le jeune artiste californien, notamment reconnu pour son évolution au sein de Tony! Toni! Toné!, sous l’étendard du New Jack Swing. Bien que son style ait dérivé quelque peu au fil des années, Raphael Saadiq a su imposer son charme à une foule conquise d’avance, en entonnant vivement des titres de son dernier album « Stone Rollin’ », tels que Heart attack :

 

Une voix jeune, juste et jolie, supportée par un band enflammé, assez généreux pour fournir un solo de guitare à la sauce psychédélique en début de concert, de quoi combler la foule, qui lentement se préparait à accueillir un spectacle historique.

La soirée s’enchaîne parfaitement et l’on en vient à la remise des 25e Prix Miroir. Voici donc une brève mention des gagnants :

Louis-Jean Cormier (Célébration de la langue française)

Bahamas (Auteur compositeur interprète d’ici)

Dom La Nena (Musique et folklore du monde)

Keys N Krates (Innovation)

Father John Misty (Coup de cœur)

Puis vint la légende tant attendue, un Stevie Wonder rayonnant et en pleine forme. Sa voix, ô sa voix, miraculeusement conservée, a rapidement rajeuni les oreilles de tous ceux qui se sont arrêtés jadis sur We are the world, alors qu’il prêchait un monde meilleur en duo avec Bruce Springsteen. Son engagement n’a pas terni avec l’âge, puisqu’il nous annonça son retour en grande primeur et ce, pour venir en aide aux familles touchées par la tragédie du Lac Mégantic. Sa musique porteuse d’espoir et d’amour fut ainsi agrémentée de discours très émouvants, portant notamment sur certaines tensions actuelles aux Etats-Unis.

Sans trop sombrer dans les détails, Mr. Wonder et sa bande ont su mener la soirée de façon prodigieuse, en prenant soin d’offrir plusieurs titres incontournables, comme Superstition, Happy Birthday, I just called to say I love you, tout en sortant de son répertoire avec une aisance absolue. On a même eu droit à Waiting in vain, en hommage à Bob Marley. Eh oui, vous avez manqué ça.

Les heures s’écoulèrent en douce, et Stevie accueillit Raphael Saadiq à nouveau pour clore la fête en beauté. L’élève eut besoin d’un souffleur de paroles pour accompagner le maître, mais ce dernier n’y vit que du feu.

Trêve de plaisanteries.
Nous frôlions l’épique, pour ne pas dire l’historique, quand son regard nous transperça, nous étions son monde, nous étions ses enfants…

Merci Stevie

Stevie Wonder et Raphael Saadiq – Scène Bell des Plaines d’Abraham, 14 juillet 2013. Crédit: Lavoie Francis – à Plaines d’Abraham.

Stevie Wonder et Raphael Saadiq – Scène Bell des Plaines d’Abraham, 14 juillet 2013.
Crédit: Lavoie Francis – à Plaines d’Abraham.

Nous vous invitons à lire l’article qui paraîtra demain, suite à la conférence post-festival, pour un retour global et l’expression de nos plus sincères remerciements.

Festivalières, festivaliers, à l’an prochain !

 

%d blogueurs aiment cette page :